Comment et où stocker son bois ?

Conseils de stockage pour une utilisation optimale

Combustibles Bûches traditionnelles Bûches densifiées Granulés
Lieu Sous abri extérieur aéré et ventilé Sous abri intérieur à l’abri de l’humidité

Durée

2 ans de stockage environ pour obtenir un bois sec (taux d’humidité < 20%) Un an de stockage maximum. Au-delà, le combustible devient friable et générateur de poussières susceptibles d’encrasser l’appareil
 

 

Conseils

·     Le bois à sécher doit être fendu pour favoriser l’évaporation

·     Poser le bois sur palette ou sur bâche, afin de ne pas générer d’humidité via le sol

·     Stockage en cave ou garage déconseillé : l’espace n’y est pas assez ventilé

 

 

Un stockage en silo est possible : renseignez-vous auprès de votre installateur ou fournisseur de combustibles

 

Recommandation de stockage des bûches traditionnelles

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Afin de le protéger de l’humidité, le bois d’allumage doit être stocké sous abri intérieur.

Que faire avant d’allumer son poêle à bois ?

Etape 1

Vérifiez que le bac à cendres (également appelé cendrier) de votre poêle ou de votre foyer est vide. Pour connaitre son emplacement, consultez la notice de votre appareil.

 

Etape 2

Ouvrez l’arrivée d’air frais située à proximité de l’appareil. L’ouverture se matérialise par une grille ou une bouche obturable extérieure ou intérieure, par un registre à câbles (dans le cas d’un foyer fermé), ou par tout autre système d’obturation.

Au cours de l’allumage, une quantité d’air frais importante est nécessaire pour obtenir une combustion rapide. Cela permet :

  • De chauffer intégralement l’appareil et le conduit, et d’évacuer les éventuelles condensations qui peuvent apparaitre lorsque l’appareil s’éteint ou fonctionne au ralenti
  • D’obtenir un lit de braises conséquent qui maintiendra la température du foyer suffisamment haute tout au long du temps de chauffe.

 

Etape 3

Ouvrez toutes les manettes d’arrivée d’air et de tirage situées sur l’appareil.

 

Conclusion

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Comment allumer son appareil à bois ?

La méthode traditionnelle

Elle consiste à disposer de bas en haut les éléments suivants : un allume-feu ou du papier journal, le bois d’allumage (ou « petit bois »), et enfin les bûches.

 

La méthode inversée (également appelée « par le haut » ou « Top down »)

C’est la méthode à privilégier. Elle offre des avantages indéniables et reconnus par rapport à la méthode traditionnelle :

  • Assure un séchage du bois et une montée en température rapides,
  • Génère moins de suies et de polluants
  • Evite d’éventuels refoulements de fumées
  • Evite que les bûches ne s’effondrent et n’étouffent le feu
  • Implique le chargement initial d’une quantité de bois importante, ce qui évite d’ouvrir fréquemment la porte pour ajouter des bûches une fois le bois d’allumage bien enflammé.

Il y a 4 étapes à suivre pour la méthode inversée :

  1. Disposez les bûches fendues au fond du foyer, en les espaçant afin de laisser passer l’air
  2. Ajoutez des petits tronçons de bois d’allumage bien secs selon le schéma ci-après
  3. Positionnez un allume-feu entre les tronçons de bois sur le dessus et l’allumer
  4. Fermez la porte de l’appareil en veillant à ce que les entrées d’air soient ouvertes au maximum. Certains fabricants préconisent cependant de laisser la porte ouverte. Vérifiez votre notice pour connaitre les recommandations liées à votre appareil.

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Avec cette configuration, le feu prend bien et progresse jusqu’aux bûches sans autre intervention. Observez la couleur de vos flammes, elle vous indiquera la qualité de votre feu. Flamme tirant vers le bleu = Feu bien lancé !

Note : Si vous souhaitez allumer votre poêle ou votre cheminée après plusieurs jours de non utilisation, pensez à brûler une grande quantité de papier journal afin de préparer  le conduit grâce à une montée en température très rapide. Cette opération permet d’évacuer le bouchon d’air froid.

 

Allumer le feu

Vous aurez besoin d’un élément facilement inflammable pour démarrer et propager les premières flammes au bois. Différentes solutions s’offrent à vous.

  • Le plus connu

Il s’agit du papier journal, que l’on froisse au préalable. N’utilisez jamais de papier glacé ou de dépliants publicitaires en couleur, ils ne brûlent pas bien et produisent, à cause des encres d’imprimerie, des substances très toxiques dans les gaz de fumée.

Notez qu’un bois sec et un allumage rapide limite le risque de noircissement de la vitre !

 

  • Les solutions dédiées

Vous pouvez également utiliser des allume-feux à usage unique, spécialement conçus pour allumer un feu de bois :

  • A base de kérosène et/ou de paraffine : vendus en plaque à découper ou en petits cubes emballés individuellement, ils ont un aspect blanc et peuvent parfois dégager une forte odeur selon leur composition. Privilégiez plutôt les autres solutions.
  • Les allume-feux naturels : Ils peuvent prendre la forme de petits blocs, de bûchettes ou encore de petites pelotes. A base de fibres, de sciures ou de copeaux de bois et contenant des liants naturels (cire, résine), ils ont une couleur brune ou jaune naturel. Ils ont l’avantage de ne pas émettre d’odeur et sont vendus en doses individuelles ou en plaques sécables.

Comment entretenir et contrôler son feu ?

Avant de recharger

Une fois allumé, il est recommandé d’attendre qu’il ne reste que des braises avant d’ajouter à nouveau du bois. Toutefois, ne laissez pas votre foyer se refroidir avant de le recharger avec de nouvelles bûches. N’hésitez pas à raviver la flamme à l’aide d’un soufflet si nécessaire.

N’oubliez pas : Si la couleur des flammes tire vers le bleu, tout va bien !

 

Recharger

Avant d’ouvrir la porte (doucement afin de ne pas provoquer d’aspiration de fumée), veillez à rouvrir complètement les arrivées d’air et le clapet de tirage. Ensuite, empilez les bûches en évitant de trop remplir le foyer.

En fonction de la taille du foyer, il est généralement conseillé d’ajouter entre 3 et 5 bûches à plat sur les braises.

 

Contrôler

Vous pouvez contrôler la qualité de la combustion en vérifiant que les fumées émanant de votre sortie de toit sont quasiment invisibles, la fumée grise ou noire étant le résultat d’une combustion incomplète.

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Observez également la cendre, qui doit être blanche et fine. Une teinte sombre trahit la présence de restes de charbon de bois.

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Comment gérer l’arrivée d’air ?

Pourquoi gérer son arrivée d’air ?

La gestion des arrivées d’air est capitale car elle permet d’obtenir :

  • Plus de rendement et de puissance
  • Plus de chaleur dégagée
  • Une faible consommation en bois
  • Moins de dégagement de suie
  • Une vitre propre
  • Une économie sur la facture énergétique
  • Moins de pollution grâce à un faible dégagement de CO²

L’apport d’air frais nécessaire à la combustion du bois ne peut être pris dans l’espace fermé où se situe l’appareil (la pièce de vie), il doit venir de l’extérieur. Pour le faire circuler, deux solutions sont possibles :

  • Soit indirectement via une grille fixée au mur ou au sol dans la pièce où est situé l’appareil (un obturateur permet d’ouvrir et de fermer l’arrivée d’air extérieure).
  • Soit directement sur l’appareil, via une gaine en traversée de mur ou par le sol.

Exemples dans le cas d’un poêle :

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Les étapes à suivre

Voici les étapes générales à suivre pour régler les arrivées d’air. Nous vous invitons toutefois à prendre en compte celles mentionnées dans la notice de votre appareil, chaque modèle étant unique.

Etape 1 : Avant l’allumage

Ouvrez l’arrivée d’air frais située à proximité de l’appareil. L’ouverture se matérialise par une grille ou une bouche obturable extérieure ou intérieure, par un registre à câbles (dans le cas d’un foyer fermé), ou par tout autre système d’obturation.

Ouvres les manettes d’arrivée d’air primaire et secondaire situées sur l’appareil. Il se peut que l’appareil ne dispose pas de manette d’arrivée d’air secondaire. Référez-vous à la notice afin de connaitre leurs emplacements.

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Etape 2 : En fonctionnement

Controllez que l’arrivée d’air frais est ouverte en permanence

Ajustez les manettes d’arrivée d’air primaire et secondaire selon la puissance de chauffe souhaitée.

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Etape 3 : Après l’utilisation

Lorsque le feu est totalement éteint, fermez toutes les manettes d’arrivée d’air ainsi que l’arrivée d’air frais.

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Quels entretiens dois-je réaliser moi-même ?

L’entretien de votre installation est indispensable pour assurer une bonne combustion, bénéficier d’une sécurité permanente, mais aussi préserver sa durée de vie. Certaines tâches d’entretien sont à effectuer régulièrement, d’autres plus ponctuellement. Voici les différentes opérations à mener par vous-même, sans avoir besoin de faire appel à un professionnel.

Attention ! Assurez-vous que votre appareil est totalement froid et hors tension (pour les appareils à granulés) avant de procéder à l’entretien.

 

Le décendrage

Pour les appareils fonctionnant au bois de bûches

L’apport en air au feu peut être amoindri en cas d’excès de cendres, provoquant ainsi une mauvaise combustion et un encrassement de l’appareil. Il est donc important de décendrer régulièrement. Comment s’y prendre ?

  • Faites tomber les cendres à travers la grille, tout en veillant à laisser un lit pour faciliter l’allumage du prochain feu. Les cendres agissent comme un isolant et permettent de garder les braises au chaud.
  • Videz le bac à cendres (ou cendrier) situé sous la grille de la chambre de combustion tous les 2 à 4 jours, afin d’éviter le trop plein et la déformation de cette grille. Un nettoyage plus complet du logement du bac à cendres et de la chambre de combustion est recommandé une fois par semaine, en cas d’utilisation quotidienne de l’appareil.

Les cendres sont riches en calcium et en sels minéraux. Déposez-les dans votre jardin, elles apporteront des bienfaits nutritifs à votre pelouse, vos légumes du potager ou encore vos rosiers !

 

Pour les appareils fonctionnant aux granulés

Plusieurs éléments de l’appareil sont à nettoyer à l’aide d’un aspirateur à cendres ou d’une brosse :

  • Après chaque utilisation, enlevez les cendres qui se trouvent à l’intérieur du foyer et videz le brasier (également appelé creuset ou brasero). Assurez-vous que tous les trous d’amenée d’air du brasier soient libérés. Evitez si possible que le réservoir (ou la trémie) de granulés ne se vide complètement.
  • Tous les 3 à 4 jours, videz le bac à cendres (ou cendrier)
  • Chaque semaine, dépoussiérez l’ensemble de l’appareil : brûleur, support du brûleur, chambre de combustion et bac à cendres. Cette opération doit se faire lorsque l’appareil est éteint et froid.
  • Tous les 3 mois, nettoyez le réservoir (ou la trémie) de granulés.

Remarque : Ces éléments peuvent varier en fonction de l’appareil et ne se substituent pas à la notice. Consultez-la pour connaitre les spécificités de votre appareil.

 

La vitre

La vitre de votre appareil s’encrasse naturellement et tend à masquer petit à petit l’intérieur, vous privant du plaisir de la vue de la flamme. Il est donc nécessaire de la nettoyer régulièrement.

Sachez que plus la combustion est optimale (bois de qualité et apport en air notamment), plus la vitre reste propre.

Si l’encrassement est superficiel :

  • Prenez un papier journal légèrement humidifié
  • Imprégnez-le de cendres
  • Frottez la vitre

Si l’encrassement est important :

  • Utilisez un produit nettoyant spécial vitre pour poêles et foyers
  • Pulvérisez le produit sur un chiffon doux (la pulvérisation directe sur la vitre risquerait d’endommager prématurément les joints.)
  • Nettoyez la vitre

Si votre appareil est doté de la fonction vitre propre, une bonne flambée fera l’effet de pyrolyse pour assurer le nettoyage. En cas de fissure de la vitre, le remplacement doit être effectué par un professionnel.

 

Les grilles de circulation d’air

Assurez-vous que les grilles de circulation d’air frais et d’air chaud permettent un passage libre de l’air, sans élément bloquant (toiles d’araignées, feuilles, poussières). Un dépoussiérage et un nettoyant s’avèrent nécessaires au moins une fois par mois pour tous les types de grilles, intérieures et extérieures.

Exemple sur un foyer :

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Si l’arrivée d’air frais se fait via un mur, n’oubliez pas de nettoyer aussi la grille extérieure.

Pour les poêles, pensez à nettoyer la bouche ou la grille intérieure située sur le mur ou au sol dans le cadre d’une arrivée d’air indirecte.

 

Les joints et mécanismes

L’étanchéité de votre installation est très importante. Tous les 3 mois, vérifiez l’état des joints de la porte et de la vitre ainsi que leur élasticité. S’ils sont durs ou fissurés, c’est le moment de les remplacer. Nous vous recommandons de contacter votre professionnel pour effectuer cette opération. De manière générale, les joints doivent être changés tous les 2 à 3 ans.

Les charnières et loquets de portes doivent également être lubrifiés dès que nécessaire, au moins après chaque hiver. Pour ce type d’entretien, privilégiez des graisses cuivrées ou graphitées.

 

L’extérieur de l’appareil

Nous vous invitons à nettoyer la façade, les parois et le dessus de l’appareil une fois par mois, selon l’usage. Munissez-vous simplement d’un chiffon doux humide. Attention, l’utilisation de produits abrasifs peut s’avérer néfaste.

 

Récapitulatif des entretiens à faire vous même

Opération Fréquence conseillée
 

 

Chauffage au bois bûches

Faire tomber les cendres à travers la grille de la chambre de combustion et vider le bac à cendres Tous les 2 à 4 jours
Nettoyer le logement du bac à cendres et la chambre de combustion 1 fois par semaine
Nettoyer la vitre Selon l’encrassement
Nettoyer les grilles de circulation d’air frais et chaud, intérieures et extérieures 1 fois par mois
Vérifier l’état des joints de la porte et de la vitre Tous les 3 mois
Vérifier et lubrifier si nécessaire les charnières et les loquets Après chaque hiver
Nettoyer l’extérieur de l’appareil 1 fois par mois selon l’usage
 

 

 

Chauffage aux granulés

Enlever les cendres à l’intérieur du foyer et vider le brasier Après chaque utilisation
Vider le bac à cendres (cendrier) Tous les 3 ou 4 jours
Dépoussiérer le brûleur et son support, la chambre de combustion, le bac à cendres 1 fois par semaine
Nettoyer le réservoir (ou trémie) à granulés 1 fois par trimestre
Nettoyer la vitre Selon l’encrassement
Nettoyer les grilles de circulation d’air frais et chaud intérieures et extérieures 1 fois par mois
Vérifier l’était des joints de la porte et de la vitre Tous les 3 mois
Vérifier et lubrifier si nécessaire les charnières et les loquets Après chaque hiver
Nettoyer l’extérieur de l’appareil 1 fois par mois selon l’usage

 

Quels entretiens dois-je faire réaliser par un professionnel ?

Sur votre appareil de chauffage, différents entretiens doivent être réalisés par un professionnel afin de garantir son bon fonctionnement et de le préserver le plus longtemps possible.

 

Le contrôle complet de l’installation

A la fin de la saison de chauffe, un entretien annuel complet de votre poêle ou de votre foyer doit être réalisé par votre installateur. Il peut être effectué conjointement aux ramonages obligatoires.

Il y a différents éléments à observer :

  • Conduits d’évacuation des fumées
  • Raccordements sur conduit
  • Té de raccordement
  • Circuits d’air
  • Clapets de tirage
  • Déflecteur
  • Brasier (ou creuset ou brasero)
  • Charnières et coulisses de portes
  • Joints
  • Vitre
  • Briques réfractaires et charmettes
  • Circuit d’alimentation des granulés
  • Programmation pour les appareils concernés

 

 

Le ramonage

Dans le cadre d’une location, le ramonage incombe à l’utilisateur de la cheminée.

 

A Quoi ça sert ?

L’utilisation de votre appareil de chauffage génère des dépôts de résidus et de suies qu’il est nécessaire de nettoyer régulièrement. Le conduit de votre poêle ou de votre cheminée doit ainsi être dégagé de tout obstacle qui pourrait altérer son utilisation, provoquer un feu de cheminée ou une intoxication au monoxyde de carbone. Le ramonage est obligatoire. En cas de non-réalisation, une contravention sanctionnée par une amende de troisième classe peut aller jusqu’à 450€.

 

A quelle fréquence ?

Le règlement sanitaire départemental impose 2 ramonages par an pour les conduits de fumée de combustibles solides et liquides (bois, charbon, fioul), dont un durant la période de chauffe. Il est donc conseillé de faire un premier ramonage entre mai et septembre, puis un second en janvier ou février.

 

Compétences

Le ramonage doit impérativement être réalisé par un professionnel déclaré, qui vous remettra un certificat attestant de la vacuité des conduits sur toute leur longueur. Votre assureur étant susceptible de vous demander ce document en cas de sinistre, il est important de le conserver au minimum deux ans. Le ramonage doit être effectué idéalement « par le haut », afin de vérifier l’ensemble de l’installation, de la sortie de toit au foyer. N’hésitez pas à demander conseil auprès de votre installateur qui vous communiquera les coordonnées d’un ramoneur si lui-même ne propose pas cette prestation.

 

Exemple de conduits à ramoner dans le cas d’un poêle et d’un conduit traditionnel tubé :

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Ramonage chimique : Avertissement

Le ramonage chimique, réalisé à partir de bûches de ramonage, peut aider à éliminer les résidus mais ne remplace en aucun cas le ramonage mécanique obligatoire effectué par un professionnel. Une mauvaise utilisation de ces bûches peut générer de graves conséquences. Le ramonage chimique n’est pas reconnu par les assurances.

 

 

Récapitulatif des opérations d’entretien à faire par un professionnel

Opération Fréquence conseillée
Effectuer le contrôle complet de l’installation 1 fois par an
Effectuer le ramonage 2 fois par an dont 1 durant la période de chauffe
Remplacer les vitres et joints Selon l’usure

 

 

 

Comment régler le tirage ?

Qu’est-ce que le tirage ?

Le tirage est le mouvement d’air ou de gaz de combustion (gaz d’air chaud) qui se déplace entre l’appareil (foyer très chaud) et le haut du toit (sortie en zone froide à l’extérieur). La différence de température à chaque extrémité génère un mouvement d’air ascendant appelé tirage. Plus l’air se déplace rapidement, plus le tirage est fort. Plus il se déplace lentement, plus le tirage est faible.

Ainsi, le tirage doit être stable, ni insuffisant, ni trop fort.

  • Un tirage insuffisant entraîne un risque de refoulement dans la pièce ainsi qu’un encrassement de l’appareil et du conduit. La combustion est inefficace.
  • Un tirage trop puissant génère un risque de surchauffe, une surconsommation de bois et la détérioration rapide de l’équipement dans son ensemble.

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Pour les appareils fonctionnant au bois

Comment optimiser le tirage ?

Situation Conséquence Solution

Le tirage est trop faible

·  Le bois brûle difficilement
·  Le chauffage est insuffisant·  La qualité de la combustion est médiocre
Vérifiez :
·  Que le clapet de tirage est ouvert·  Que l’appareil est correctement alimenté en air (via les manettes d’arrivées d’air)

·  Que votre bois est sec

·  Que le conduit n’est pas obstrué (contactez votre installateur pour effectuer un test de vacuité du conduit)

Le tirage est trop fort

·  Le bois brûle trop vite
·  La température auprès de l’appareil est trop élevée
Réduisez l’ouverture du clapet de tirage de l’appareil

 

Récapitulatif : Arrivées d’air et tirage

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L’arrivée d’air frais doit rester ouverte jusqu’à l’extinction complète du feu.

Veillez tout de même à respecter les consignes mentionnées dans la notice de votre appareil.

 

Pour les appareils fonctionnant aux granulés

L’allumage se fait selon les réglages effectués au préalable avec votre professionnel. Il peut être programmé si votre appareil le permet. Les étapes à respecter dans cette phase d’allumage, propres à chaque modèle, sont à retrouver dans la notice de votre appareil.

  • Selon la consommation et la capacité de votre appareil, il est conseillé de réapprovisionner le réservoir à granulés tous les 2 à 4 jours environ, lorsque le poêle est le mode de chauffage principal de l’habitation
  • La gestion de l’arrivée d’air et du tirage ne concerne pas les appareils à granulés, qui sont auto-régulés en amont selon les besoins, donc autonomes. Cependant, n’oubliez pas d’ouvrir l’arrivée d’air frais à chaque utilisation, et de la refermer après usage.

Évitez si possible que le réservoir (ou la trémie) de granulés ne se vide complètement. Cela ralentirait l’allumage suivant.

Le ramonage

Le ramonage de l’ensemble des conduits est obligatoire. Le ramonage a pour but de retirer toute la suie, les saletés et les détritus qui vont s’accumuler sur les parois du conduit d’évacuation.

La réglementation prévoit 2 ramonages par an (le plus souvent avant le début septembre (début de la saison des chauffages) et l’autre au milieu de la période de chauffe (entre Décembre & Janvier))

Le professionnel vous délivrera un certificat de ramonage qui peut vous être demandé par votre assurance en cas de sinistre. Le certificat a pour but d’attester de la propreté du conduit sur la longueur, de préciser  le ou les conduits ramonés et d’indiquer la périodicité de l’intervention.

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A quoi sert le ramonage ?

Ramoner sa cheminée est très important pour plusieurs raisons:

  • Pour éviter les risques d’incendie (grâce à la suppression des dépôts de bistre qui se forment sur les conduits)
  • Pour éviter les intoxications au monoxyde de carbone
  • Pour avoir de meilleures performances de chauffe
  • Pour être en règle avec la législation
  • Pour éviter une surconsommation de combustible
  • Pour améliorer le tirage de votre poêle (Plus la suie s’accumule dans le conduit, plus son diamètre diminue, affaiblissant ainsi le tirage de la cheminée).
  • Pour limiter la pollution dans l’atmosphère.

 

Il existe deux types de ramonage :

Ramonage mécanique:

Tout d’abord, sachez que le ramonage manuel peut se faire soit par le toit soit par l’âtre (le plus souvent étant par l’âtre, pour une question de réglementation très stricte sur les travaux de toit). L’intervention d’un ramoneur est nécessaire afin de passer un hérisson dans le conduit et les tubes de votre poêle pour éliminer la suie. 

Ramonage chimique

Pour le ramonage chimique on utilise soit des bûches de ramonage soit des produits sous forme de poudre d’assécher la suie. Attention, peut abîmer l’âtre des appareils à bois.  De plus, ce technique chimique n’évitera pas un ramonage mécanique obligatoire deux fois par an. Le ramonage chimique est un complément facilitant le ramonage mécanique (manuel)

Les différents combustibles d’un poêle

Avant de choisir votre poêle, vous devez tout d’abord commencer par choisir son type de combustible. Parmi les possibilités existantes, vous avez le choix entre : 

  • Le bois bûche 
  • Le Granulé (appelé aussi Pellet)
  • Le Polycombustible (Bois bûche ou Pellet)
  • Les Bûches de bois compressées

 

 

Combustible bois bûche

Le bois bûche à comme atout de ne pas être onéreux. Cependant, ce combustible doit être stocké à l’extérieur sous un abri et prend donc de la place. Vous pouvez aisément acheter des bûches de bois, voire même les obtenir gratuitement. Pour cela il vous suffit d’aller couper vous-même du bois dans certaines forêts qui sont mises à disposition des particuliers à certaines conditions (c’est le droit d’affouage). 

En résumé :

Ses avantages Ses inconvénients
  • Peu coûteux / Gratuit
  • Facilement procurable
  • Salissant
  • Prend de la place
  • Demande un effort physique

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Combustible granulés bois

Le granulé à bois (ou pellets en anglais) qui est un combustible très performant. Ce sont de petits cylindres de sciures compactées provenant de l’industrie forestière et participent donc à l’utilisation des déchets de la production d’éléments en bois (meubles en bois par exemple).

Ses avantages Ses inconvénients
  • Stockage facile
  • Utilisation dans des appareils automatisés
  • Moins coûteux que le chauffage électrique (200-300€ la tonne)
  • Densité énergétique très élevée
  • Autonomie
  • Plus cher que le bois bûche

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Combustible Bûche de bois compressée

On les appelle bûches compressées mais aussi bûches calorifiques ou encore bûches densifiées. Elles sont disponibles sous forme de cylindre, pavé, ou de rectangle afin de s’adapter à l’insertion dans les différents poêles.

Les bûches compressées sont un agglomérat de déchets végétaux qui proviennent le plus souvent de l’industrie du bois (copeaux, sciures…). 

Ces déchets végétaux sont ensuite compressés et liés grâce à la lignine (un liant naturel du bois).

 

Ses avantages Ses inconvénients
  • Peu coûteuses
  • Densité énergétique très élevée
  • Stockage facile
  • Plus cher que le pellet

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A savoir

Il existe des poêles polycombustibles, ce sont des poêles mixtes. On peut utiliser autant les bûches de bois que les granulés dans un même appareil.

 

Notion de tarifs

Voici un schéma sur les différents tarifs des énergies en 2019 :

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